Publications de poésies (1998-2008)

 1998

Poésie en Jura : « Les lauréats du concours de poésies et de nouvelles 1998 » par Association « Salon du livre de Saint-Claude » (recueil collectif – 1998) non commercial. (environ 10 exemplaires)

1

2000

Recueil Poésie Limpide (2000) à dix exemplaires.

2

2001-2008

Par Maison de Poésie (11 bis rue Ballu 75009 PARIS) :

 

Les jeunes poètes font le printemps (recueil collectif – 2001)

à 1000 exemplaires   (70 francs)

Le nouveau Printemps des jeunes poètes (recueil collectif  2002) à 1000 exemplaires    (12 euros)

Le vert laurier (recueil collectif – 2003) à 900 exemplaires 

(12 euros)

Primevers (recueil collectif – 2004) à 900 exemplaires           

(12 euros)

Cœurs en feu Cœurs en fête (recueil collectif - 2005) à 900 exemplaires (16 euros)

En revues :

 

Le coin de table N° 13 (janvier 2003)

Le coin de table N° 19 (juillet 2004)

Le coin de table N° 21 (janvier 2005)

Le coin de table N° 23 (juillet 2005)

Le coin de table N° 24 (octobre 2005)

Le coin de table N° 27 (juillet 2006)

Le coin de table N° 29 (janvier 2007)

Le coin de table N° 30 (avril 2007)

Le coin de table N° 31 (juillet 2007)

Le coin de table N° 32 (novembre 2007)

Le coin de table N° 34 (avril 2008)

Le coin de table N° 35 (juillet 2008)

Published in:Uncategorized |on mai 2nd, 2010 |Réagir »

Poème (2004)

EXPEDITION EN EGYPTE

 

Avoir en sa mémoire un flot de papyrus

Couvert de manuscrits qui viennent de là-bas :

Egypte dont les yeux, devant les mastabas,

Contemplent le passé derrière les cirrus !

 

Voir Thèbes, la Vallée des Rois qui font chorus,

Sur les rives du Nil, dans l’or d’un soleil bas,

Nourrir son souvenir de tombes, de débats ;

En livres, attraper, du Caire, le virus !

 

Enfin, se rappeler de haute pyramide,

Merveille de ce monde en nous qui m’intimide,

Et d’un félin doré qui fixe comme un lynx

 

La mort dans l’antichambre, austère de sermon,

Ou le regard ardent et hostile d’un sphinx,

Le Paradis perdu du dieu Toutankhamon !

Published in:Uncategorized |on mai 1st, 2010 |Réagir »

Poème (2003)

 nicolas-en-2004.jpg

ET L’AMITIE S’OUBLIE

Quel est cet œil morose
Qui tente le silence ?
L’amour est silencieux
Et l’amitié s’oublie

Hier déjà marchant ici
Ou ailleurs
Je ne sais plus où j’en suis
Adieu mes frères que je vais perdre
Sur la montagne de nos oublis

Quel est encore ce décor
De peine théâtrale ?
L’amour n’est plus que peine
Et l’amitié s’oublie

Jadis encore jadis
Toujours un passé nous encombre
Pour délivrer le tonnerre
Qui gronde en nous :
Sages hier mais innommables
Aujourd’hui
Quand l’amitié s’oublie

(28 octobre 2003)

Published in:Uncategorized |on mai 1st, 2010 |Réagir »

Poème (1999)

 1999

POUR CELUI QUI SE CROIT SEUL

C’est la couleur qui repasse

Et l’amour mélancolique

Me rendant près des colchiques

Nostalgique des impasses

C’est l’essence des sapins

Et les senteurs de Provence

M’ayant fait connaître un jour

Qui me fit perdre d’avance

C’est la femme que j’entends

Par des soupirs obsédés

De crainte que je lui tends

Mon visage non aidé

Ce sont des gens des maudits

Qui m’ont démodé ma vie

M’ont déprimé sans arrêts

Et ne m’ont jamais compris

Pour celui qui se croit seul

La vie semble une tornade

Et durant sa promenade

Sa solitude évolue

Pour celui qui se croit seul

Au réveil un peu brutal

Sa main constate le mal

En n’enlaçant que des draps

Que la présence de draps

Hélas qui semble déjà

Aussitôt embarrassante

Le 5 septembre 1999.

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Poème (1998)

 1998

NOUS PARTIRONS

Un beau jour, je partirai
Les pieds nus sous le manteau,
La tête pleine puis attirée
Par les nues sous les coteaux.

Je prierai la liberté
Au menu des escapades.
Terminant la puberté,
À la fin des galopades.

Le matin précieux de vie
Sonnera sa décadence
En buvant de l’eau de vie,
Profanant le ciel immense.

Un beau jour, nous partirons
Au coucher du ciel orange.
Révoltés comme des hurons
Dans un monde où naissent les anges.

Je marcherai sur la croûte
En traversant le noyau,
En caressant sur ma route
Les souvenirs d’Ohio.

Il nous faudra des années
Pour atteindre le doux soleil.
Constater sur un Manet
Le parfum de fleurs de miel.

Nous franchirons les cours d’eau
En suivant d’une rive à l’autre,
Les lumières de nos radeaux.
Fiers et frères comme des apôtres.

Couvrant le ciel de nos bruits,
Nous longerons les taillis
Au crépuscule où des buis
S’avèrent de nues assaillies.

Nous partirons, toi et moi
Aux endroits de pénombre
Où la lune veille au ciel
Dans son cœur et son ombre.

Et, nous partirons toujours
Pour quitter la route des pleurs…

(« Nous partirons » a obtenu le 1er prix de poésie « catégorie jeune » à Saint-Claude (Jura) en juin 1998.)

publication 1998

Ce poème est présent dans cette première publication non commerciale, tirée à environ 10 exemplaires.

Published in:Uncategorized |on mai 1st, 2010 |Réagir »

Article écrit pour la revue “Le coin de table” chez Maison de Poésie

LE POETE DOIT RESTER DISPONIBLE POUR LES LECTEURS

Le manque actuel de lecteurs pour l’art de la poésie ne signifie, en aucun cas, la fin imminente du poème et l’abandon du poète dans un univers qui lui est propre, enfermé dans sa conception personnelle de l’existence. Il est vrai que Victor Hugo a qualifié le poète d’un monde enfermé dans un homme. Alors, suffirait-il de posséder un monde universel, un point de vue, une vision des choses adaptés, non pas à une élite de lecteurs, mais à la plupart des personnes qui lisent des poèmes pour retrouver une partie d’eux-mêmes ? La fragilité du lectorat est certaine depuis quelques années mais la poésie n’est pas en péril. Des poètes sont toujours présents pour le signaler à travers leurs œuvres prolifiques et de qualité. Mais, une partie du public considère la poésie comme un art à part, une littérature inaccessible lorsqu’il s’agit de recréer l’univers mystérieux de son auteur. Paul Valéry avait remarqué que la plupart des hommes avaient de la poésie une idée si vague que ce vague même de leur idée était pour eux la définition de la poésie. La conception hypothétique de certaines personnes pour le poème ne traduit-elle pas un problème de langue, d’éducation ou de comportement ? Je suis souvent stupéfait de constater que la connaissance des lecteurs se limite parfois à quelques poèmes du symbolisme et du modernisme. Les ouvrages de poètes reconnus et célèbres complètent majoritairement le rayon Poésie dans les librairies, au détriment des « nouveaux poètes » et des poètes contemporains. L’art de la poésie reste une littérature de second plan pour certains, enseignée vaguement, désuète mais toujours présente. La poésie existe selon eux mais ne vit pas ou n’attire pas leur curiosité. Pourtant, la poésie est abondante et variée. Elle ne manque pas d’intérêt. Est-ce le résultat d’un problème de diffusion ? Rien n’est moins sûr. Les magazines et les maisons d’édition de poésie sont considérables. Cependant, la prolifération des revues et des éditeurs ne facilite pas toujours le choix du lecteur et des libraires. Les librairies sont obligées de choisir des recueils de poèmes parmi les milliers qui paraissent à compte d’auteur ou d’éditeur chaque année. La tâche est difficile du simple fait que les lecteurs ont une connaissance limitée des poètes contemporains. C’est la raison pour laquelle des libraires délaissent peu à peu leur rayon Poésie. C’est aussi le cas des kiosques qui sont très limités en matière de revues de poésie. Quelques détaillants proposent la revue Poésie 1 de Jean Orizet mais celle-ci n’est distribuée qu’en quantité limitée.
Un moyen de diffusion subsiste encore et peut s’avérer efficace pour un auteur qui désire obtenir un public même futile. Il s’agit de participer aux salons littéraires et à diverses manifestations existantes. Cette solution permet de favoriser le bouche à oreille. C’est un moment privilégié de rencontre entre l’auteur et un public. Pour regagner la confiance de son lectorat, le poète doit rester disponible et convivial pour les lecteurs.
Un autre moyen serait de proposer une poésie nouvelle, plus encline au divertissement, à l’humour et à la fantaisie, adaptée le plus possible aux technologies actuelles. Au vingtième siècle, des poètes comme Apollinaire, Cendrars, Tzara et bien d’autres se sont passionnés pour le cinéma, cet art et cette nouvelle forme de technologie. De ne jours, on a la possibilité d’écrire sur des thèmes tels que l’Internet, le téléphone portable, la télévision…
Aujourd’hui, le poète est obligé de porter son regard sur le monde, sur la vie sociale et non sur lui-même. Il doit s’adapter en fonction des attentes des lecteurs. Mais, connaît-il vraiment bien les expectatives de son public éventuel ? Il ne pourra les connaître qu’en diffusant ses poèmes et en « tâtonnant » avant de comprendre les mystères qui l’unissent aux lecteurs. Je pense que pour augmenter les chances d’avoir un public, tout commence par la diffusion et la disponibilité mais surtout par l’accès des œuvres dans les milieux populaires et défavorisés. Notre devoir est donc la popularité du poème et son acceptation par tous les milieux sociaux. La mission du poète est aussi d’offrir de l’espérance aux êtres humains. Jean Giono, dans Aux sources mêmes de l’espérance, l’avait compris en comparant le poète à un professeur d’espérance. Le lecteur a besoin de rêves et d’espoirs, de poèmes qui semblent parler de lui, de sa situation personnelle et de son évolution éventuelle. Le poète est ici pour ouvrir la porte du lecteur et récupérer le disque dur de sa conscience. Une fois le lecteur conquis, il faut chercher à le surprendre davantage, le faire vivre, l’émerveiller car la poésie est un « art vivant » ! La résolution de ce problème risque d’être longue mais n’est pas impossible. La poésie a encore de longs jours devant elle. Pour ce faire, elle doit vivre pour exister et non exister pour vivre, enchanter l’espérance qui se marie avec le lecteur…

Nicolas Pavée

Published in:Uncategorized |on mai 1st, 2010 |Réagir »

Poème (2009)

 2009

L’ODEUR DE L’ENNUI

 

L’ennui prend une odeur de chanvre et se repose

Dans une chambre vide aux mondes superflus !

Il rend l’impression que la vie paisible est close…

Il sait attendre encore un rêve sans surplus !

 

Regarde-le dormir, faiseur de surprise ! Ose

Te fondre dans sa masse intime ! Ne dis plus

« Je crois » mais dis plutôt « Monotone est ma dose

Parfois quand vivre seul rejoint tous les exclus ! »

 

Assez de pantelantes joies dans les caresses

Se mêlent un parfum de tout souvenir fou !

L’absence erre en prison de tous les jours qu’oppressent

 

Les lourds saluts criant les plus grands « au revoir » !

Victime du passé, Nostalgie comme un trou,

On voit l’inaccessible amour sous le trottoir !

 

Le 21 février 2009.

 

Published in:Uncategorized |on mai 1st, 2010 |Réagir »

Photos de salons littéraires organisés par l’AJA (Association Jurassienne des Auteurs) en 2007 et 2008.

20072008

2008-2

Published in:Uncategorized |on mai 1st, 2010 |Réagir »

Poème (1999)

 1999

 

PETROLE DE NUIT

 

Aviez-vous longtemps vu - Chère nuit des étoiles,

Par quelques occasions agrandir mon bonheur ?

Vos perles dans le ciel font descendre des voiles

Et attentivement, elles viennent au coeur.

 

Je m’attache à des points tout à fait lumineux

Qui plongent dans un noir inconnu des humains.

C’est mon gris, ma clarté qui me sont des regains

Et j’appelle à la nuit sous un toit nuageux.

 

Pourquoi la plénitude enflamme ma tristesse ?

Quelle âme saurai-je contempler quelque part

En quittant ce maudit amour qui me détruit ?

 

L’éclat de l’univers me dira que sans lui,

J’aurais pleuré souvent, le temps de ma détresse…

Mais, vaillant, à présent, je me berce en la nuit.

 

Le 28 novembre 1999

 

 

LES TEMPS ANCIENS

 

La pierre roulante, brûlante, prenante, tournante

A entravé le besoin d’alimenter l’espace terrien

Et toute prise de flammes tournoyantes,

Elle a conforté le froid glacial des hommes d’antan.

 

Et toute une ambition armée de bons devoirs

A rêvé d’un empire où la chaleur aurait

Eté de merveilleux secours et sans déboires

Mais la folie des hommes marqua la route guerrière.

 

Et, tout participant, aux massacres incendiaires

Se révéla honteux, et dans l’aube, inhumain

Car il dévastait tout, de même que le silence.

 

Le feu céleste n’aura jamais cette fureur

A moins que la chaleur nous indigne doucement

Après maintes galères dans la joie de pertinence.

 

 1999

Published in:Uncategorized |on avril 30th, 2010 |Réagir »

Deux poèmes du recueil “Sentimentalité” (2002)

 LES FEUILLES DE JOIE

Volant, virevoltant sous les vents enlacés,
Ô les feuilles de joie dépriment l’éphémère !
Leurs bras toujours gardés aux automnes amers
Pâlissent dans les soirs de l’ombre dépassée,

 

Au cœur d’amour tardif !
En elles, contemplez le silence de l’âge,
Vieillards, à la tombée des jours sans passion !
Ouvrez, ruffian, votre âme aux entrailles sauvages
Des arbres au trépas et en trépidation,

 

Aux feuilles de lasso !
Voici l’heure d’aimer enfin le feu de paille
De tous les sentiments aux lueurs des chandelles !
Venez, yeux timorés, ô vieux, à tire-d’aile,
Voler l’avènement de la feuille en ripaille,

 

Au cœur recto verso !
Luttez contre ce banc et ce soleil couchant
Qui guident l’inertie de vos joues éplorées !
Séniles, moribonds, voyez l’amour marchant
Vers des éclats de joies et de feuilles dorées,

 

Au corps jamais rétif !
Ô Brûlez à mi-voix le passé qui se couvre
Et qui semble ternir les parfums, si nerveux !
Nul bonheur n’est conçu pour l’oubli qui s’entrouvre
Mais pour feuilles jaunies aux fantasques cheveux !

 

DEPART POUR LA CHALEUR

Adieu, froid de décembre embelli dans la nuit,
Ô Vide reflet blanc de glace et de mouron !
Adieu, sabre de gel et ville de coron,

Je pars pour aujourd’hui !
Adieu, mer de banquise aux amours englouties,
Oiseaux de givre, cormorans !
Je pars vers des chaleurs de sable et de varans

Entre les dunes d’or serties !
Adieu, charbon lugubre et chariot de cœur froid,
Bloc verglacé des solitudes !
Adieu, je quitte les endroits
De nuit pour réchauffer mes amours à l’étude !
A moi les vahinés et les mangues des îles
Et les femmes au corps de rêve et perroquets !
A moi les déserts chauds de geckos, les exils
Dont l’amour est un jeu plus long qu’un bilboquet !
Je pars pour vous aimer, Amours, car je ne veux
Geler vos sentiments dans les froids d’outre-tombe…
Adieu, carreaux fermés et vitres sous la combe
Des visages brûlants aux blondeurs de cheveux !
Et Bonjour, les idylles
Au bonheur, loin des villes
Ô Bonjour, Liberté…

 

 

                                                        Trenal, le 17 février 2002.

 

Published in:Uncategorized |on avril 30th, 2010 |Réagir »

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